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BLOGUEURS EN COLÈRE !!!

Message de protestation déjà lancé par plusieurs blogueurs et auquel se joint pleinement Le Terrier de la Lapine Cinéphile...

Depuis des mois, éditer un article sur l'interface d'Allociné devient un exercice de plus en plus cauchemardesque. Entre les temps d'attente interminables, les surcharges de connexion, les outils graphiques qui ne fonctionnent pas ou encore la limite de stockage ridicule, Allociné nous offre un éventail de désagréments et d'énervements qui donnent furieusement envie d'aller voir ailleurs (pour preuve, plusieurs blogueurs, et pas des moindres, sont déjà partis vers de nouveaux horizons...).

C'est pourquoi, dans la mesure où d'autres blogueurs désirent s'associer à ce ras-le-bol général, déjà relayé par un grand nombre de blogs, je vous invite à exprimer ici votre mécontentement et à copier/coller cet article sur votre blog (et ainsi de suite...), espérant ainsi peut-être faire comprendre aux hautes instances d'Allociné que cela ne sert à rien de faire la sourde oreille ou de préférer la politique de l'autruche. Et leur faire admettre, surtout, qu'il faut réellement et rapidement améliorer l'interface (ce qui est peut-être déjà prévu avec le lancement prochain de la nouvelle version du site ??...) déficiente et presque obsolète qui tient lieu aujourd'hui de pauvre système d'édition.

Nous participons, dans une certaine mesure, à la renommée et à l'efficacité d'Allociné (sans parler des retombées publicitaires...), il serait donc normal que notre hébergeur prenne enfin en compte nos revendications et nos contrariétés, et arrête de nous traiter comme des vaches à lait à qui l'on ne doit absolument rien.

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BONJOUR À TOUTES ET À TOUS ET BIENVENUE DANS LE TERRIER DE LA LAPINE CINÉPHILE !

ACCÈS AU SOMMAIRE

Le dicton populaire affirmant que personne ne voit jamais le même film (ce qui, d'ailleurs, n'est pas tout à fait faux si l'on y réfléchit bien, car chacun est différent et voit les choses à sa façon ) et parce que le 7e Art est pour moi une passion de toujours et l'écriture un besoin quasi vital (non, sans blague ?! ); alors autant réunir les deux, la pellicule et la plume, dans un seul et même blog qui se veut le témoin du cinéma que j'aime, que je découvre, qui m'émerveille et me tient à cœur.

Si vous souhaitez réagir sur mes chroniques de films (et je dis bien CHRONIQUES... le mot CRITIQUES, lui, que j'ai longtemps employé à tort, ne convient pas vraiment; puisqu'une critique - au sens propre du terme - désigne généralement quelque chose de négatif) ou sur les autres articles présentés dans ce blog, vous êtes bien sûr libre de vous exprimer, que ce soit par l'entremise des commentaires ou - si vous le préférez - par mail, en cliquant sur ÉCRIRE À L'AUTEUR. Pour toute question ou suggestion, faites-moi signe, je tâcherai de vous répondre dans les meilleurs délais. Et si le cœur vous en dit, n'hésitez pas à faire connaître ce blog à vos amis ! Ils seront également les bienvenus.

Bonne visite, bonne lecture et vive le cinéma qui, lui, nous fait tour à tour rire, pleurer et réfléchir, nous fait parfois peur, nous laisse rarement indifférent et surtout, nous fait toujours rêver...

VOIR AUSSI:

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DERNIERS FILMS CHRONIQUÉS:

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A la une SOMMAIRE

Ce sommaire (mis à jour au fur et à mesure) regroupe uniquement les chroniques de films ainsi que les artistes. Pour voir les autres articles du blog, il faut passer directement par les catégories elles-mêmes.

INDEX ALPHABÉTIQUE DES CHRONIQUES DE FILMS

- 0 à 9 -

2001: L'odyssée de l'espace (1968)

- A -

Âge de glace 2 (L') (2006)À l'Est d'Eden (1954) - Armée des Ombres (L') (1969)Arnaque (L') (1973)

- B -

Barry Lyndon (1975) - Boulevard du Crépuscule (1950)

- C -

Certains l'aiment chaud (1959) - Cinéman (2009)

- D -

Dirty Dancing (1987)Duel (1971)

- E -

Échange (L') (2008) - El Dorado (1967) - Ensemble, c'est tout (2007)Étrange histoire de Benjamin Button (L') (2009)

- F -

Fantastic Mr. Fox (2010)

- G -

Géant (1956) - Gran Torino (2009)

- H -

Histoire sans fin (L') (1984)Hommes préfèrent les blondes (Les) (1953)

- I -

Into the Wild (2007)

- J -

- K -

- L -

Là-haut (2009)

- M -

Magique (2008) - Mystic River (2003)

- N -

Nom de la Rose (Le) (1986) - Nuit des Généraux (La) (1967)

- O -

Oscar (1967)

- P -

- Q -

- R -

- S -

Sentiers de la Gloire (Les) (1957)

- T -

Twilight - Chapitre 1: fascination (2009) - Twilight - Chapitre 2: tentation (2009)

- U -

Un homme et son chien (2009)

- V -

Victor Victoria (1982) - Virtuoses (Les) (1997) - Voyage au bout de l'enfer (1978)

- W -

- X -

- Y -

- Z -

INDEX ALPHABÉTIQUE DES ARTISTES

- A -

- B -

- C -

- D -

Dean (James)

- E -

- F -

- G -

- H -

- I -

- J -

- K -

- L -

- M -

Monroe (Marilyn)

- N -

- O -

- P -

- Q -

- R -

- S -

- T -

- U -

- V -

- W -

- X -

- Y -

- Z -

 
FANTASTIC MR. FOX de WES ANDERSON (2010)

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS !

FANTASTIC MR. FOX

Film américain

Date de sortie: 17 février 2010

Genre: Animation  Durée: 1h28  Tous publics

Conseil personnel: Pour toute la famille.

Couleur

Site officiel

Écoutant son épouse, Felicity, enceinte, le rusé Mister Fox a renoncé à sa vie de voleur de poules pour devenir éditorialiste dans un journal local. Son fils, Ash, a 12 ans quand la famille accueille dans son foyer son cousin Kristofferson. Peu après, les Fox partent habiter à la campagne, tout près des élevages de trois fermiers particulièrement antipathiques et impitoyables. La vie jusqu'alors paisible (et ennuyante...) de la famille Fox ne tarde pas à être mise en péril lorsque Mr. Fox, plus incorrigible que jamais, ne peut s'empêcher de récidiver, reprenant sa sombre et dangereuse activité de voleur...

  

LA CHRONIQUE DE KLEINHASE:

Premier film de l'année 2010 que je vois (oui, je sais, je suis en retard... mais parmi tous les films sortis en salles depuis le début de l'année, je dois dire qu'aucun - sauf peut-être << Invictus >> de Clint Eastwood... que je n'ai finalement pas vu... - ne m'intéressait vraiment; contrairement en 2009 où, à la même période, il y avait pas mal - trop !... - de films qui attiraient ma curiosité...), première bonne surprise, premier coup de cœur, première étoile dans les yeux.

C'est en feuilletant nonchalamment les pages de mon programme TV (car ce n'est certainement pas sur le petit écran qu'il faut compter pour faire la promo de ce type de film, dont la sortie en salles aura été injustement discrète et limitée; comparée à d'autres films que l'on met excessivement en avant avec parfois un an d'avance sur la date de leur sortie... des films qui, finalement, n'ont rien de vraiment exceptionnel ou grandiose...) que j'ai eu vent de ce Fantastic Mr. Fox. Comme qui dirait, c'est grâce à cette chose étrange qu'on appelle hasard que j'ai pu découvrir ce fantastique (sans jeu de mots !) film. Et force est de reconnaître que ce cher hasard fait décidément bien les choses.

Car j'ai découvert là une vraie perle cinématographique, un petit bijou d'intelligence rare, un long-métrage exquis au goût marginal plus que prononcé et à la saveur délicieusement caustique et loufoque. Un film instantanément, totalement et définitivement hors du temps et de la mode, qui fait véritable figure d'OVNI dans le registre de l'animation d'aujourd'hui.

Avec Fantastic Mr. Fox, un brin de fraîcheur et de folie douce vient de souffler, telle une brise suave et délicate, sur le dessin animé actuel, renouant brillamment ici avec une animation dite à l'ancienne alors que la majorité des dessins animés sont désormais faits... en images de synthèse. Loin d'être un défaut ou un faible, cette méthode d'animation volontairement vieillotte apporte à Fantastic Mr. Fox un charme audacieux et nostalgique, qui respire également l'authenticité et la singularité. Il n'est donc pas exagéré d'affirmer que le cinéma d'animation retrouve, à travers cet ambitieux Fantastic Mr. Fox, ses racines, ses origines, ses lettres de noblesse qui firent jadis sa gloire et sa fortune. Et nous, spectateurs, on (enfin moi, en tout cas !...) ne s'en plaindra pas, à l'heure où la 3D - fabuleuse technique, cela dit !... - a littéralement envahie les écrans... et les esprits (!).

Réalisé par Wes Anderson, personnalité haute en couleur du cinéma américain qui signe d'ailleurs ici son premier film d'animation, Fantastic Mr. Fox s'inspire en fait d'un court roman de Roald Dahl (auteur incontournable à qui l'on doit de nombreux classiques de la littérature jeunesse, comme par exemple << Charlie et la chocolaterie >>), sobrement intitulé << Fantastique Maître Renard >> et paru en 1970.

Le scénario, malin, farfelu et haletant de bout en bout, s'adresse - évidemment ! - en priorité aux enfants, mais sait aussi se faire plus mature et plus complexe dans son fond (et également dans sa forme), interpellant habilement l'intérêt des spectateurs plus âgés en soulevant des questions fondamentales et très actuelles sur le fragile rapport entre la nature, l'animal et l'homme; et sur le devenir de la survie animale, de plus en plus menacée au fil des jours, suite à la pollution, au réchauffement climatique... et à l'être humain, qui détruit son propre avenir en détruisant la faune et la flore qui l'entourent. Outre cette question écologique, plus que jamais d'actualité, l'histoire s'attarde à dépeindre la difficulté de grandir et d'assumer ses responsabilités; et dresse un subtil portrait des relations distantes entre un fils maladroit et peu sportif en admiration devant un père athlétique et rusé, nous rappelant avec élégance les valeurs essentielles que sont la famille, le partage et l'écoute; et livrant au passage un très bel hymne à la différence et à la tolérance.

Virtuose et merveilleuse, l'animation constitue un plaisir des plus jouissifs pour l'œil du spectateur, qui en prend plein les mirettes sans que jamais la magie ne s'estompe ou ne se relâche. Bourrée de vitalité et de génie, l'animation nous emmène effectivement dans un univers visuel de toute beauté, à l'esthétique soignée et raffinée, qui déborde de multiples trouvailles aussi inattendues qu'euphorisantes.

Les décors, tout à fait féeriques, semblent provenir d'un livre pour enfants; dans lesquels les protagonistes, plus pittoresques et truculents les uns que les autres, évoluent avec sensibilité sur un ton résolument moderne et volontairement décalé. L'humour, omniprésent, donne lieu à des répliques proprement cinglantes et hilarantes. L'émotion n'est pas exclue pour autant, puisque le caractère malgré tout très sérieux (et même assez grave, sur certains points que j'ai évoqués plus haut) du sujet alterne gags, rebondissements et autres courses-poursuites tout en jonglant remarquablement avec des jolis moments de pure tendresse, face auxquels la gorge, irrésistiblement, se serre et l'estomac se noue; ce qui ne fait que renforcer encore davantage la force et la profondeur de l'intrigue, et l'attachement que l'on éprouve pour les divers personnages, qu'ils soient principaux ou secondaires (car les seconds rôles qui gravitent autour de notre héros sont développés avec tout autant de finesse et d'inventivité, fait assez rare pour être signalé).

Mais là où l'animation atteint véritablement le degré suprême de l'excellence et de la satire, c'est lorsqu'elle déballe son lot efficace de clins d'œil, à la fois bien envoyés et bien conçus. Les références (principalement cinématographiques) abondent, et le spectateur a tour à tour l'impression d'être devant un croustillant pastiche de << Chicken Run >>, << West Side Story >>, << Les Aristochats >>, << La Grande Évasion >>, ou même, plus surprenant encore, de westerns-spaghettis made in Sergio Leone (!).

Ajoutez à tout cela un doublage hautement décapant et prestigieux, qui est assuré par Mathieu Amalric et Isabelle Huppert pour la version française, et par George Clooney et Meryl Streep pour la version originale (pour ma part, je l'ai vu dans la langue de Molière, excellente bien que peut-être un tantinet monotone par moments); ainsi qu'une musique sublime, mêlant jovialité et retenue sur une mélodie harmonieuse et aussi agréable à entendre pour nos oreilles en affût que l'image qui l'accompagne est agréable à déguster pour nos yeux de spectateurs rêveurs, s'émerveillant de tout avec la naïveté et la candeur si caractéristique d'une enfance bien lointaine vers laquelle cette œuvre poétique nous ramène lentement, par petites touches discrètes et emplies d'une infinie pudeur. Parce que ce film, comme beaucoup d'autres d'ailleurs, nous rappelle une nouvelle fois (et à juste titre !) que chaque adulte a d'abord été un enfant, et qu'il est bon - pour ne pas dire primordial - de s'en souvenir, surtout en ces temps agités, où la difficulté du quotidien nous arrache à notre rêverie et à notre insouciance pour nous plonger dans les méandres de l'âge adulte... la difficulté de grandir et d'assumer ses responsabilités, c'est là le thème même de l'histoire de Fantastic Mr. Fox, ainsi que je l'ai déjà dit (ou plutôt écrit !) précédemment.

Seuls bémols que l'on peut reprocher à ce Fantastic Mr. Fox: un début assez laborieux et un peu maladroit, qui traîne un peu en longueur et tarde à se mettre en place; et quelques petites incohérences dans le déroulement de l'intrigue... enfin, incohérences n'est pas exactement le terme approprié, disons plutôt des oublis, des détails manquants... pour exemple, je citerais le personnage d'Agnès, la jeune renarde dont Ash et son cousin Kristofferson semblent tous deux épris: on ne sait pas trop qui elle est ni d'où elle vient, elle apparaît tout à coup comme un cheveu sur la soupe et disparaît subitement avant la fin (une fin magnifique d'ailleurs, à la fois jubilatoire et en même temps terriblement effrayante de par sa cruelle et désarmante lucidité), sans qu'on sache au juste ce qu'il advient d'elle. Bref, de légers oublis certes regrettables mais néanmoins tout à fait pardonnables. À bien y réfléchir, le seul véritable regret que l'on peut avoir au sortir de la projection, c'est que ce film se termine trop, beaucoup trop vite... flûte alors !...

  

EN GUISE DE CONCLUSION:

Tonique, coloré, dingue, vivifiant, facétieux, drôle: pas de doute, Fantastic Mr. Fox est LE rayon de soleil cinématographique de ces (longues...) vacances d'hiver. Un régal pour toute la famille, en attendant le printemps qui, comme toujours, a l'art (et surtout la manière !...) de se faire désirer. J'hésite entre trois et quatre étoiles, mais étant dans un bon jour (!), je vais lui en attribuer quatre; pour la simple et bonne raison que faire un film comme ça de nos jours est un exercice qui s'avère non seulement foutrement culotté mais aussi et surtout très risqué, ce qui mérite donc un sacré coup de chapeau en même temps qu'un immense merci... oui, bravo et merci monsieur Anderson, pour ce trésor d'humour et de tendresse, qui fait du bien par où il passe. Il y a bien quelques petites (toutes petites !...) faiblesses (lire le paragraphe ci-dessus), mais dans l'ensemble, on se délecte tellement à suivre les aventures mouvementées de Maître Renard qui, par l'odeur alléché... oups, je crois que ceci n'est point le même ramage, j'en conclus donc qu'il est grand temps pour moi de clore mon bavardage si je ne veux pas m'égarer davantage au gré de mon vagabondage... mes hommages, Mister Fox !...

K.H.

Nominations et récompenses obtenues, le détail complet > ICI



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Fantastic Mr. Fox - ma note pour ce film :
Réalisé par Wes Anderson
Avec George Clooney, Meryl Streep, Jason Schwartzman, ...
Année de production : 2007
IL ÉTAIT UNE FOIS... MARILYN MONROE

L'alter ego féminin de James Dean: voilà la première pensée qui me vient à l'esprit lorsque l'on évoque le nom de Marilyn Monroe. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si j'ai décidé de mettre Marilyn Monroe à l'honneur juste après avoir rédigé un premier portrait (voir ICI) consacré à James Dean. L'héroïne glamour des << Hommes préfèrent les blondes >> et l'adolescent rebelle de << La fureur de vivre >> partagent effectivement, selon moi, plusieurs points communs: une enfance difficile, une gloire soudaine et définitive, une mort tragique et prématurée, et surtout, un type de rôles bien défini qui leur collera à la peau durant toute leur carrière et les emprisonnera dans une image réductrice (pour James Dean, cette image sera celle de l'éternel jeune premier incompris et bagarreur en quête d'affection; pour Marilyn Monroe, ce sera l'image de la blonde sexy et pulpeuse, mais souvent très nunuche), sous-estimant ainsi leur vrai talent. Et Marilyn Monroe, tout comme James Dean, avait une personnalité et un caractère extrêmement complexes, insaisissables, tourmentés, énigmatiques. Marilyn Monroe: une déesse en détresse.

 Avec Anne Baxter, Bette Davis et George Sanders dans Eve (1950)

Née à Los Angeles le 1 juin 1926, Marilyn Monroe, de son vrai nom Norma Jeane Mortenson, vit une enfance mouvementée et sans bonheur: ne pouvant s'occuper d'elle, sa mère la placera dans plusieurs familles d'accueil, foyers et autres orphelinats. La petite Marilyn ne connaîtra jamais son père et aura, en guise de famille, de nombreux parents adoptifs. Après son premier mariage avec un voisin, ouvrier dans la première usine de drones radio-commandés, Marilyn débute en 1944 une carrière de mannequin et pose pour différentes revues. Son physique avantageux ne tarde pas à la faire remarquer. Elle fait ses premiers pas au cinéma en 1947, dans << Scudda Hoo ! Scudda Hey ! >>, avant d'enchaîner avec << Les reines du music-hall >> et << La pêche au trésor >>, où elle effectue des apparitions mineures. En 1950, sa carrière prend un nouveau tournant, elle joue sous la direction de deux réalisateurs renommés: John Huston, qui la dirige dans << Quand la ville dort >>, et Joseph L. Mankiewicz, avec qui elle tourne << Eve >>.

 Avec Cary Grant et Charles Coburn dans Chérie, je me sens rajeunir (1952)

Mais ce sont des films comme << Chérie, je me sens rajeunir >>, << Niagara >>, << Comment épouser un millionnaire >> ou encore << Sept ans de réflexion >> qui la consacrent véritablement aux yeux du grand public et de la profession. Les triomphes se succèdent (<< Rivière sans retour >>, << Arrêt d'autobus >>, << Certains l'aiment chaud >>...) mais aussi parfois les échecs (<< La joyeuse parade >>, << Le prince et la danseuse >>, << Le milliardaire >>...). Hollywood est à ses pieds, les plus grands metteurs en scène (Howard Hawks, Billy Wilder, Laurence Olivier, Otto Preminger, George Cukor...) se l'arrachent, et elle donne la réplique à toute la crème du 7e Art (Cary Grant, Lauren Bacall, Robert Mitchum, Jane Russell, Tony Curtis, Ginger RogersYves Montand...).

 Avec Jane Russell dans Les hommes préfèrent les blondes (1953)

Entre temps, Marilyn Monroe se sera remariée à deux reprises, d'abord avec le joueur de base-ball Joe DiMaggio en 1954, puis avec le dramaturge Arthur Miller en 1956, son dernier époux, dont elle divorcera en 1961. Durant toute sa vie, on prêtera à l'actrice de nombreuses liaisons, notamment avec John Fitzgerald Kennedy (pour qui elle chantera le mémorable << Happy Birthday, Mister Président >> lors de la célébration d'anniversaire de ce dernier) et son frère, Robert Kennedy. En 1957 et 1958, la jeune femme est victime de deux fausses couches. Peu après, elle aurait également subi un avortement. S'ensuit une lourde dépression dont Marilyn Monroe, déjà très perturbée sur le plan psychologique, ne se remettra jamais, malgré l'aide que plusieurs médecins tentent de lui apporter.

 Arrêt d'autobus (1956)

Peu à peu, elle sombre dans l'alcool et prend de plus en plus de médicaments dont elle devient inévitablement dépendante, et finit même par être internée dans un hôpital psychiatrique dont elle ressortira au bout de trois semaines de soins. Pour ne rien arranger, ses caprices de star, mais aussi et surtout ses incessants retards sur les plateaux et sa difficulté permanente à apprendre ses répliques, lui attirent les foudres de différents cinéastes ou comédiens, à l'image de Clark Gable, avec qui elle aura une relation particulièrement tendue pendant le tournage des << Désaxés >>, film qui permet par ailleurs à Marilyn de retravailler avec le réalisateur qui a jadis lancé sa carrière, John Huston. Dans ce long-métrage sombre, incompris et méprisé à sa sortie, Marilyn partage également l'affiche avec Montgomery Clift et Eli Wallach. En avril 1962, elle effectue quelques prises de << Something's got to give >>, film au tournage maudit, qui restera inachevé.

 Les Désaxés (1960)

Dans la nuit du 4 au 5 août 1962, Marilyn Monroe meurt brutalement (visiblement victime d'une overdose médicamenteuse), à l'âge de 36 ans. Les circonstances de son décès (suicide, accident, assassinat ?...) ne seront jamais élucidées, ce qui ne fera qu'amplifier encore davantage le mythe absolu qui règne, aujourd'hui encore, autour d'elle et de son statut d'icône mondiale. Une écorchée vive s'en est à jamais allée, emportant avec elle, dans sa dramatique descente aux enfers, un trésor précieux qu'elle aura cherché à conquérir pendant toute son existence, sans jamais parvenir à le trouver: l'amour véritable. L'amour d'une mère qui l'a abandonnée dès son plus jeune âge, l'amour d'un père dont elle ignorait l'identité, l'amour des enfants qu'elle n'a jamais pu avoir... et tout simplement, l'amour tout court.

ARRÊT SUR IMAGES:

Avec Louis Calhern dans Quand la ville dort (1950)

Dans Niagara (1953)

Avec Robert Mitchum dans Rivière sans retour (1954)

Avec Laurence Olivier dans Le prince et la danseuse (1957)

Avec Tony Curtis dans Certains l'aiment chaud (1959)

Avec Yves Montand dans Le milliardaire (1960)

Si je l'ai beaucoup aimée dans ses comédies (notamment dans << Les hommes préfèrent les blondes >> et << Certains l'aiment chaud >>) c'est peut-être cependant dans son rôle dramatique des Désaxés que Marilyn Monroe m'a, à ce jour, le plus impressionnée (et encore, je n'ai pas vu toute sa filmographie !). Un rôle d'une rare puissance émotionnelle, un rôle taillé sur mesure pour une actrice qui fut soudainement happée puis brisée par la gloire, un rôle fort et grave qui donne enfin à Marilyn Monroe la véritable (et hélas ultime, puisque Les Désaxés sera son dernier film) occasion de prouver qu'elle est une artiste à part entière, non seulement une artiste comique de génie, mais également une artiste dramatique d'exception. Un rôle tout en nuances et en profondeur psychologique, dans lequel Marilyn Monroe joue en fait son propre rôle et affronte ses propres démons, crevant ainsi l'écran. Cette seule et sublime scène dans le désert où, totalement perdue et ravagée, elle crie violemment à l'encontre des trois personnages masculins incarnés par Clark Gable, Montgomery Clift et Eli Wallach, et semble en même temps se révolter contre elle-même et contre sa propre souffrance, résume admirablement qui était la << vraie >> Marilyn Monroe: une beauté fragile, aux allures de femme fatale.

Ci-dessous découvrez une vidéo-hommage dans laquelle Marilyn Monroe interprète de sa voix suave et inoubliable << I wanna be loved by you >>, chanson phare du film << Certains l'aiment chaud >>.

Site officiel

Nominations et récompenses obtenues, le détail complet > ICI

ELLE L'A DIT:

<< Une carrière, c'est fantastique, mais on ne peut pas se blottir contre elle la nuit quand on a froid... >>



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Marilyn Monroe

Parution dans L.A. Confidential, Something's got to give, Le Milliardaire
L'ÂGE DE GLACE 2 de CARLOS SALDANHA (2006)

ATTENTION, RISQUE DE SPOILERS !

Pour Manny, Sid et Diego, la vie est beaucoup plus douce depuis que les glaces fondent et que la température remonte. Mais sous l'effet du réchauffement, un immense barrage de glace qui retient l'océan est sur le point de se rompre et menace d'engloutir leur petit coin de paradis. Leur seule chance de survie se trouve à l'autre bout de la vallée... Voilà nos trois héros, accompagnés d'Ellie - une charmante femelle mammouth - et de ses << frères >> Crash et Eddie, deux insupportables opossums, lancés dans un périlleux voyage...

Nous avions fait leur connaissance en 2002, lors d'un premier << Âge de glace >> hilarant et inventif, alors réalisé par Chris Wedge et Carlos Saldanha, qui s'était rapidement imposé comme un classique du cinéma d'animation. Succès oblige, nous les avons retrouvés en 2006 dans cet Âge de glace 2, que Carlos Saldanha a cette fois-ci réalisé en solo. Depuis, ils ont rempilé pour un << Âge de glace 3 >>, situé au temps des dinosaures, et sorti en salles au cours de l'été 2009 (et que je n'ai, pour ma part, pas eu l'occasion de voir, je précise !). En revanche, par un drôle de hasard, j'ai découvert il y a tout juste un mois cet Âge de glace 2... qui sera justement diffusé sur TF1 dans les jours qui viennent !... Curieux, non ?...

Mais au fait, de qui parle-je (oups, ça se dit ??...) lorsque je dis Nous avions fait leur connaissance ?... Pardi, du mammouth Manny, du paresseux Sid et du tigre à dents de sabre Diego... en plus clair, je parle des héros de cette croustillante saga !... Que nous retrouvons avec un immense plaisir dans ce second opus de leurs tribulations préhistorico-humoristico-glaciaires. Parmi les nouveaux venus de cette aventure, il y a - entre autres - la douce Ellie, une attachante femelle mammouth dont le charme ne laisse pas le solitaire Manny de glace (jeu de mots facile, je sais !...), mais qui, hélas pour lui, se prend pour un opossum... la faute à Crash et Eddie, les frères adoptifs d'Ellie... qui sont de vrais opossums, eux !... Bref, des nouveaux venus hauts en couleur et forts en caractère, qui renvoient délicieusement la balle à ces personnages déjà bien trempés que sont Manny, Sid et Diego. Il ne faut pas oublier de mentionner l'auguste de service, l'écureuil Scrat, toujours aussi obstiné à poursuivre son gland et qui continue à déclencher, bien malgré lui (!), une série de catastrophes pour la plus grande jubilation du spectateur (j'avoue, cette petite bestiole me fait fondre de rire... je ne dois pas être la seule dans ce cas, non ?...). Pour ce qui est du scénario, on ne s'attardera pas trop dessus, car il sert surtout de support aux gags et à l'animation, absolument virtuose (signalons tout de même que l'histoire, même si elle est toujours axée sur le registre comique et un brin parodique, a le mérite d'aborder un grave problème d'actualité, qui est le réchauffement climatique et ses lourdes conséquences). Le doublage français (Gérard Lanvin, Elie Semoun, Vincent Cassel, Christophe Dechavanne...) fait à nouveau merveille et la musique se révèle à la fois trépidante et touchante, à l'image de cette odyssée rocambolesque qui célèbre avec drôlerie le sens de l'amitié et de la famille.

Malgré quelques légères longueurs de-ci de-là, cet Âge de glace 2 se suit avec un réel bonheur et constitue un excellent divertissement, barré et joyeusement loufoque, à savourer de préférence en famille ou entre amis. À noter aussi la renversante séquence finale, irrésistible de bout en bout, et qui justifie le coup d'œil à elle toute seule !...

K.H.



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L'Âge de glace 2 - ma note pour ce film :
Réalisé par Carlos Saldanha
Avec Ray Romano, John Leguizamo, Denis Leary, ...
Année de production : 2005
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